“Et dans ma tête y a toujours des travaux” *


Parce qu’il y a aussi plein d’oiseaux dans ma tête.

Je voudrais te parler entre parenthèses. Glisser des choses importantes et en jouer avec la ponctuation. Parce que l’intérieur des parenthèses, c’est tout sauf indispensable. Et pourtant. C’est comme chuchoter. Murmurer. Il faut cette proximité incontestable pour que ce soit possible. Te parler entre parenthèses, c’est te laisser un bout de moi.

Il y a des choses si évidentes. Couvrir les joues rebondies d’un bébé de baisers par exemple. Ouvrir les fenêtres aux premiers rayons du soleil. Et puis, il y a le reste. Le reste qui te laisse en bord de vie. A te poser des questions qu’il ne faudrait même pas que tu aies en tête. A te plonger parfois un peu trop dans des chansons qui t’engloutissent dans un marasme impressionnant.

Il y a les jours avec et les jours sans.

Et en ce moment, j’ai un peu de mal à les distinguer.

Une chose est sûre, il y a beaucoup trop d’envies simultanées. Et je voudrais tout faire. On n’arrête jamais de choisir. Et même si j’assume mes virages en tête d’épingle, j’ai toujours l’impression de laisser de côté quelque chose d’important. Je voudrais ma vie en droites parallèles. C’est bien connu, à un moment, elles finissent toujours par se croiser.

Si c’est ainsi dans tous les cas
On grandit, on ne choisit pas
Et sur le fil, il faut tenir en équilibre” *

Même pas, La Grande Sophie.

Regarde…

Regarde :
Quelque chose a changé.
L’air semble plus léger.
C’est indéfinissable.

Barbara, Regarde.

J’ai un sourire un peu niais sur le visage depuis dimanche 20h. J’ai un sourire un peu niais. Et pourtant à 20 heures, je me suis sentie un peu seule dans cette véranda. Deux à crier victoire, ou presque. Je me suis dit. Ah. Oui. Tout de même. Mais les sms ont afflué et je réponds à la crainte par le sourire. Ils partent défaitistes et émettent déjà la critique. Hier, je haussais les épaules en répondant qu’il fallait attendre. Attendre et voir venir. Çà a ajouté un peu d’amertume à mon sourire toutefois. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre?

Hier, la soirée en rose; et mon cœur à gauche a bondi et rebondi. Après, on a tout de même trinqué. A nous. A la vie. Au futur. Au fait que je ne crois pas aux miracles. Mais qui y croit encore aujourd’hui? Et c’est malheureux.

Je hausse les épaules. On me demande si j’y crois vraiment à ce changement. Et je rétorque qu’il faut bien croire et espérer. Sourires aux lèvres.  Et si on va droit dans le mur, au moins, allons-y gaiement! J’en ai un peu assez qu’on croit que je ne suis qu’une idéaliste. Si j’ai la tête dans les nuages je n’oublie pas que mes pieds touchent terre. Et puis, je clame ma culture, mes bouquins, les librairies, la tva à 7%. Je dis ce métier que j’aime et ce smic qui va avec. Que ce n’est pas suffisant. Et que comme je l’ai lu, la question n’est pas de gagner plus mais de gagner assez. J’aime en parler posément. J’accepte leurs votes et leurs opinions. Leurs inquiétudes sur l’argent. L’imposition. Mais quand ça va un peu trop loin, je secoue la tête et je démens. Les raccourcis sont si faciles. Pour tout le monde moi la première. Je me rappelle mes larmes aux yeux il y a cinq années. Mes premières présidentielles. Et la déception et le sourire en berne à 20 heures.

Et la roue tourne. Toujours.

Mais dimanche le sommeil a été difficile à trouver. L’espoir fait vivre et plus que jamais je suis en vie. Et tu sais bien… Tant que y a d’la vie…

Ce matin, il y a eu le petit déjeuner à Orly. Et c’est plaisant de se retrouver. Pour parler de tout, de rien. Prendre le petit déjeuner à l’aéroport et reprendre la voiture pour rentrer chez soi, ça a un goût un peu particulier. Autant que ce nouveau jour. Discuter autour d’un jus d’orange. Du résultat. Serré malgré tout. Trop à nos avis, forcément. Mais une victoire reste une victoire, et il est toujours inutile de revenir dessus. Parler de l’avenir encore et plus que jamais. Des législatives, à ne surtout pas rater. Et des suivantes. J’ai hâte à ces cinq années autant que je les redoute – puisque les espoirs déçus sont meurtriers.

Elire… Elisons… Elysée… Et lisez.

J’ai mis le nez dans les professions de foi en début de semaine. Je les ai toutes lues. Même celles qui reprenaient des idées auxquelles je n’adhère pas. J’ai été surprise, un peu effrayée, complètement désorientée. Mais une chose était claire depuis longtemps, je savais pour qui je n’allais pas voter.

Çà n’empêche pas de lire.

Et de se rendre compte qu’aucun programme n’est parfait. Aucun programme ne le sera jamais. Alors, il faut tenter le compromis. Je me raccroche aux idées, il le faut bien, parce qu’en tant qu’être humain, aucun ne me convainc vraiment. Et le pire, c’est que je me dis qu’à l’international, le seul qui me paraît le plus plausible, c’est le président sortant. Au jour d’aujourd’hui, cependant, l’international est loin d’être ma principale préoccupation. Mais une chose était claire depuis longtemps. Encore plus limpide depuis le premier avril et le passage de la tva à 7% sur le livre… je savais pour qui je n’allais pas voter.

Peut-être que ça aurait été plus facile de se décider si je cédais au vote utile. Il s’est invité rapidement en campagne. Un peu trop. En 2002, j’étais trop jeune pour voter. J’ai été sidérée au second tour. Pour moi voter utile, ça reste voter contre (avis oh combien personnel!) et surtout dangereux. Parce que c’est le plus facile de savoir pour qui on ne veut pas voter. Bon après, il y a énormément de personnes qui savent pour qui voter sans se poser de questions. Moi j’ai jamais su rien faire sans me poser des questions. Alors bien sûr, c’est un choix comme un autre. Je me suis juste mise à hausser le ton lorsqu’on m’a dit que si le second tour ressemblait à 2002, on m’en tiendrait pour personnellement responsable. Alors, je sais que c’était sur le ton de la rigolade et que mes amis resteront mes amis. Mais moi, je suis restée un tant soit peu interloquée. Si je veux pas de l’un, je suis condamnée à voter pour l’autre? Même si? Même si? Même si!?
Je ne veux pas voter contre des idées. Comment je peux me sentir représentée en votant contre et non pour? Je voterai pour demain.

Pour des idées. Que ce soit un petit candidat ou non. On nous rabâche les présidentielles depuis plus d’un an. La semaine dernière, j’ai eu un léger sursaut quand j’ai appris que Jacques Cheminade (il sort d’où lui?) avait un budget de 400 000€ pour toute sa campagne et que cette somme est le montant accordé à un seul meeting pour les plus grands partis. C’est une somme énorme. C’est une somme qui ne sera remboursée à aucun parti s’il fait moins de 5%. Et forcément, c’est eux qui en auraient le plus besoin. Alors le vote utile, je le trouve nocif pour les idées justement.

Et je crois qu’avant tout autre chose, je reste idéaliste. Utopiste. Rêveuse. Éternelle positiviste.

Je crois que je suis plus impliquée aujourd’hui que je ne l’ai été auparavant parce que de ces élections, c’est un peu mon avenir professionnel qui se joue. Et c’est déjà si compliqué de savoir ce que l’on veut faire. Alors quand on a trouvé, il ne faut laisser personne te mettre des bâtons dans les roues.

Il y a beaucoup de personnes qui me disent que la politique ne les intéressent pas. Moi j’admets que je suis souvent résignée. Parce que les changements ne viennent jamais comme on les attend. Mais échanger des idées ça reste quelque chose de très exaltant. Peu importe que ce soit les mêmes ou non.

J’irais voter pour. Mais je ne fais pas de fausses idées. Les promesses sont toujours faciles à faire mais beaucoup plus compliquées à tenir.

 

Le 21 Avril 1944, le droit de vote était accordé aux femmes. Il faut parfois se rappeler des choses comme celle-ci pour se rendre compte qu’il est important d’aller demain à l’isoloir. Peu importe ce qu’on met dans l’enveloppe.

Du temps qui prend la pause

Les mots me manquent.

Je les aligne  souvent mais à part sur les lettres de motivation, je n’ai plus goût à chercher le meilleur assemblage. Pourtant j’en meurs d’impatience. Mais ils ne s’accrochent plus au bout des doigts et j’ai un mal fou à être clémente avec ceux que je tape. J’ai remonté les années et tout ce que j’ai été. Souvent un sourire attendri sur les lèvres. C’est mon histoire que j’ai remontée. Celle que j’ai écrite, seule. Les mots filent et ils m’ont été d’une si fidèle compagnie que parfois, en ce moment, je me sens démunie quand face à mon clavier ou à mon carnet, je reste muette et les doigts en suspends.

La vie se remplit de multiples petits détails qui me font la savourer depuis deux mois et demi. On me demande si je m’ennuie et non. Les journées pourraient être encore plus longues. Peut-être bien que je ne profite pas des heures libres comme il faudrait. Je me souviens les précieux moments où je ne travaillais pas. Aujourd’hui, je décide quoi faire de ma journée au jour le jour. J’organise mon temps comme je l’entends. Je savoure cette idée. Oisive. Oh! Je le suis. Le temps me paraît s’emballer et pourtant. A regarder en arrière, les jours ne sont pas trop vite passés. Loin de là même. Mais les heures se remplissent de souvenirs et d’instants magiques. J’ai vu naître le printemps cette année. Chaque jour, prendre le temps d’admirer les changements. Les mots me manquent pour raconter la floraison du magnolia, l’apparition des tulipes, le cerisier en fleurs. A cet instant, les images les remplacent.

Les mots me manquent.

Et ce n’est pas que je tire un trait dessus. D’autres vies s’éloignent et s’effacent doucement de mes lignes. Peut-il en être autrement? N’est-ce pas un peu l’inconvénient de l’avantage d’internet? On se livre et on s’attache. Certainement un peu trop vite, un peu trop bien. On tend des ponts de lettres entre des mondes parallèles qui parfois se croisent -magie géométrique. On oublie les mots. On y pense beaucoup mais à force, ça ne suffit plus. Alors, on tire des traits droits, fins et réguliers.

Et ça s’estompe.

Les mots me manquent. Et je cultive mon bonheur. C’est un drôle de jardin. Mais je crois que pour celui-ci, j’aurais la main verte.

 

Pourquoi chercher ailleurs, ce que l’on a en nous?

 

 

Ly-on

Partir un tout petit peu plus d’une journée à Lyon.
Passer une bonne partie devant-dedans une salle de spectacle.
S’en remettre difficilement.
Rentrer malade. Comme les autres.
Mais ne rien regretter.

Puisse le sort vous être favorable

Si vous êtes cinéphiles, vous reconnaîtrez peut-être ce titre. Si comme moi, vous avez aimé les livres, vous saurez de quoi je parle.

Hunger Games

Du film, je vous dirais que c’est une bonne adaptation. Et ça m’écorche même pas la langue de le dire. Malgré tout, si l’on n’a pas lu le livre, je pense qu’à la fin, on doit sortir avec de nombreuses questions. Les choses apparaissent claires sur la toile. Alors que non, pas tant que ça. Mais le film a été fait intelligemment.

Sinon, Hunger Games est une trilogie jeunesse écrite par Suzanne Collins et publiée par Pocket Jeunesse. Sur leur site, la trilogie est classée dans la catégorie 13 ans et plus. Je trouve la limite d’âge un peu juste cependant.

*

Sur le site de l’éditeur, le livre est résumé ainsi:

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

*

Ce premier tome est haletant. On dévore les premières pages avides d’en savoir plus sur cette nouvelle société. On entre dans la dystopie (qui comme vous l’aurez compris se définit comme l’antonyme de l’utopie). Dès le début, vous voilà prévenu: tout va mal.

On s’insurge devant les inégalités existantes entre les différents districts. L’idée d’un combat à mort imposé à des enfants et retransmis à la “télé” m’a vraiment mise mal à l’aise. Et tout au long du livre, ce sentiment est resté tapi. A vrai dire, ça me fait un peu peur aussi. Suzanne Collins écrit son histoire et en toile de fond, il y a ce voyeurisme présent dans notre quotidien aujourd’hui. Cette idée, aussi, que tout le monde suit le mouvement. Mais qui pour s’arrêter lorsque la limite est franchie? Qui pour dire Non? Sans avoir peur des représailles. Pour lutter pour sa liberté. Pour sa vie. Non parce que tout de même, des parents laissent partir leurs enfants se faire tuer tous les ans depuis 74 ans. J’ai été aussi mal à l’aise à cette idée que lorsque j’ai lu La vague de Todd Strasser.

Qui? Il semblerait que ce soit une jeune fille. Katniss. Tout le roman est narré de son point de vue. De celle d’une soeur prête à risquer sa vie pour celle de sa soeur. Celle d’une ado qui se rebelle contre l’autorité en braconnant et troquant pour le bien-être de sa famille. Celle d’une jeune fille qui découvre son pays. Qui s’émerveille et qui s’indigne. Celle d’une enfant qui part combattre 23 autres mômes dans une arène. Sans avoir le choix. Du coup, la narration nous met en empathie directe avec elle et on en voit de toutes les couleurs dans ce roman!

Et puis, une fois le système décrit, on est bien obligé d’entrer dans l’Arène. Et pour se faire, il faut gagner le Capitole et y découvrir en même temps que Katniss le mode de vie de ses habitants. Les habitants qui suivent les courants. Les modes toutes plus affolantes les unes que les autres. Oui parce qu’à Panem, on se contente pas d’acheter un joli chemiser liberty pour être raccord… non… On se teint la peau ou on se raccourcit les phalanges. On cultive la superficialité. On doit bien passer à l’image. Voilà ce qui importe.

Une fois qu’ils sont entrés dans l’Arène, j’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre tellement le suspense était présent. Les premières tueries. Meurtre. Légitime défense. Alliance naturelle  ou alliance d’intérêt. Ceux qui chassent les autres d’un côté et ceux qui veulent juste rester en vie. J’ai été remuée au moment où il a fallu qu’elle tue pour la première fois. Le passage à l’acte est fracassant. Dans l’arène, on va de péripéties en péripéties. Les scènes d’action se multiplient et en trame de fond, on a tout ce manège médiatique autour du jeu. Les sponsors qui peuvent apporter leur aide ou non. Et à l’intérieur, sur  le terrain, il y a cette lutte pour rester en vie mais surtout pour rester humain. c’est un cocktail explosif de sensations et de ressentis.

J’ai refermé le livre le souffle court et ébranlée. Je ne savais pas si je devais le qualifier de superbe ou d’horrible. Je ne sais toujours pas. L’un ne va certainement pas sans l’autre.

C’est un bouquin qui reste en mémoire. Tout comme la suite. Le tome deux surprend encore plus. Le tome trois va trop vite cependant. Et j’ai trouvé ça dommage. Mais du coup, je pense que le film pourrait bien me surprendre. Il ne me reste qu’à apprendre la patience.

Oléron

Oléron

Oléron

224 marches au-dessus du sol. Entre ciel, terre et mer. Le vent soufflait fort. Il faisait froid. A la rambarde, je plongeais tête en bas. Lever les yeux au ciel faisait naître mon vertige.
A l’horizon, tous mes possibles.
Ce jour-là, c’était déjà le printemps.

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Retour à Killybegs, Sorj Chalandon, Grasset

 

On m’a conseillée ce livre en me disant: “Lis le, il devrait te plaire.” Inutile de dire que je suis toujours sceptique lorsque j’entends ces mots. Mais suivant la personne qui les prononce je m’y risque ou non.

J’ai donc entamé Retour à Killybegs de Sorj Chalandon aux éditions Grasset.

Et effectivement, ça m’a plu. Plus que je n’aurais cru. A un tel point qu’il m’en a fallu des mois pour arriver à en dire quelques mots. Et je crois encore qu’ils ne seront pas révélateurs de ce que j’ai pu apprendre ou ressentir tellement cette écriture lie si bien les mots et les émotions. Plus d’une fois, j’ai retenu le moment de suspension du point final d’une phrase. Plus d’une fois, je suis revenue sur mes pas pour juste savourer la relecture d’une phrase, d’un paragraphe, d’une page.

Sur la quatrième de couverture, les premiers mots du livre:

” Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L’IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n’ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j’en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j’enrage. N’écoutez rien de ce qu’ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m’avoir connu. Personne n’a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd’hui, c’est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu’après moi, j’espère le silence.

Killybegs, le 24 décembre 2006
Tyrone Meehan “

Et je crois que je pourrais en rester là.

Pour moi qui ne connaissait rien de l’IRA, de ses combats, je dois dire que ça secoue un peu. On traverse l’histoire de l’Eire sur trois générations. Sorj Chalandon donne cette fois la parole à son traître. Il lui donne la parole et on entend sa voix. Ce n’est pas une apologie ni une tentative d’explication. L’Histoire est une succession de faits et de dates. La vie de Tyrone Meehan est jalonnée de faits et de dates. Mais ce n’est pas l’Histoire. On l’accompagne de son enfance à sa mort. On le suit pas à pas. De son entrée dans l’IRA à l’aveu de sa traîtrise. Retour à Killybegs n’est pas l’histoire d’une traîtrise ni celle d’un traître. C’est l’histoire d’un homme. Qui comme tous les autres a un jour été un héros, un lâche, un traître.

Et juste pour finir comme il se doit, ce livre a reçu le Prix de l’Académie Française.