C’est l’heure du dernier tour de piste. De regard en arrière et de toutes ces choses qui arrivent. Douze mois. En un claquement de doigts.
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Il y a eu mes 24 ans soufflés dans du coton. Cet anniversaire un peu particulier où j’étais bien entourée. Et il y a eu Angoulême pour son festival de la Bd. Un weekend en pleine foule. Une escapade. Une envie d’y retourner et puis, non. Mais dans les rues, guetter le nez en l’air les dessins sur les murs. Et moi quand je peux me promener le nez en l’air, c’est tout ce que j’aime.
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C’est un weekend de retrouvailles entre amies. Du trop vite passé. Des heures de sourire. Et de bonne humeur. Du encore. Du toujours. Des mojitos trop vite bus. Quelques parties de Time’s Up à s’en tenir les côtes. J’aime ce jeu.
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Mars c’est Montpellier. Un drôle de weekend entre amies. Des jours qui filent vite encore une fois. Mars c’est aussi un match d’impro. Le premier. Et c’est une si jolie découverte. C’est la dédicace de Fatou Diome. C’est cette phrase, les rêves trop durs à cuire. Cette phrase qui me colle à la peau depuis. Depuis que je l’ai lue. C’est rencontrer aubes. Déambuler dans Paris. Et se retrouver dans un endroit où le chocolat fond et où les gâteaux sont bien trop bons.
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Avril fut doux. Avril fut calme. Avril fut un bel aperçu de l’été. Un petit goût sucré sur le bord des lèvres. Avril c’était les pieds nus dans mes chaussures.
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Tout s’est accéléré d’un coup. Le joli mois de mai. Il m’en a fait voir de toutes les couleurs. Je crois que les tuiles ont commencé à pleuvoir ce mois-ci. Mai c’est Barcelone et quatre jours vraiment fantastiques. C’est Barcelone, en long et en large et en travers. Barcelone c’est le retour à la maison. Et ce fut certainement le pire de ma vie. Mai c’est l’accident de mon papa. L’angoisse sourde au creux du ventre. L’angoisse. Et le soulagement.
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En juin, on souffle et s’essouffle. Il y a Les Tambours du Bronx pour la fête de la musique. Le cœur qui s’emballe. Et le corps qui vibre. Je suis en vie.
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Début du cauchemar. Moi qui me suis toujours dit qu’il était hors de question d’aller travailler la boule au ventre, je commence à la ressentir. Tout arrive en même temps. Trois. Quatre palettes d’un coup. Et en récompense, des reproches. Merci. Non merci.
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Ce fût les vacances. La Bretagne. La baie vitrée sur la mer. La vue dont je ne me lassais pas. La randonnée de quatre heures sur la côte qui m’a fait traverser la France. Les heures de sommeil en fonction de mes neveux. La belle vie.
C’est aussi l’heure de l’au revoir. Des cendres qui se dispersent dans l’air et des sanglots qui se ravalent alors que les larmes débordent des yeux.
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La rentrée des classes. Beaucoup de stress. Pas mal d’angoisse. Et une épaule, une main secourable, une collègue en or. Le Festival Toumélé pour deux soirées magiques. J’en demande et redemande. Tous les ans, c’est encore plus. Plus. Plus.
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Red Hot Chili Peppers
Et puis c’est tout.
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Marché de Noël. Strasbourg. Des décorations à admirer. Du vin chaud et des mignons petits oiseaux à suspendre au sapin. Des rencontres. Des retrouvailles. Et des souvenirs tendres.
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Décembre. Des weekends à n’en plus finir. J’attendais Noël et je l’ai eu. Je l’ai eu un samedi dix décembre. Un peu en avance. Mais je crois que cette journée reste la journée. Autour d’une table, retrouver tous mes cousins. Un peu hors de portée de tous les autres. On a recomposé avec l’ambiance de nos enfances. Avec le temps qui était passé. Les années passées, celles où l’on s’est perdus. Puis retrouvés. Ce dix décembre deux mille onze. A encadrer dans la mémoire avec étoiles et paillettes. Il y a eu ce duo d’humoristes et deux heures à rigoler jusqu’à en pleurer. Le soir du réveillon, éclater de rire lorsque mon neveu, le tout petit, s’est mis à trépigner parce que je n’ouvrais pas les cadeaux assez vite.
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L’année dernière, je souhaitais ces petites choses là. Pour celle à venir, je nous souhaite de grands moments et des minuscules aussi. Des rires et des larmes. Des jours tristes pour se remémorer les jours heureux. Des jours arcs-en-ciel. Des bleus. Des nuageux. Je nous souhaite des sourires.
Je vous souhaite de la vie pour 2012.
De la Vie en grand.
MAJUSCULE.
De la VIE.
Et profitez-en.
Elle m’est si précieuse.
Pour ma part, je ne peux rien souhaiter de mieux.