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Confession d’un ami imaginaire
Michelle Cuevas
Edition Nathan.
9782092565872 – 13€95
Paru le 9 février 2017.

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C’est donc l’histoire de Jacques Papier qui vit une existence paisible avec ses parents, Fleur sa sœur et meilleure amie et François le teckel. Enfin « paisible », il se trouve qu’à l’école TOUT LE MONDE déteste Jacques Papier. Il n’est jamais choisi dans une équipe à la récré. La maîtresse ne l’interroge jamais même quand il est tout seul à lever la main. Et parfois, le bus lui ferme carrément la porte au nez avant de démarrer. Personne ne l’aime. Et il ne comprend pas bien pourquoi. Heureusement qu’il y a Fleur.

Mais tout de même, tout ça commence drôlement à le turlupiner jusqu’à ce qu’il prenne conscience que… Nonononon. Est-ce qu’il est vraiment un ami imaginaire? Est-ce que vraiment il n’existe pas? Notre jeune ami va alors sombrer dans une véritable crise existentielle. Ce qui est plutôt rigolo pour quelqu’un qui est imaginaire. mais « Imaginaire ou pas, on n’est invisible que si c’est ce qu’on croit. »

Jacques va donc partir à la recherche de qui il est vraiment. C’est parti pour une belle, chouette, drôle et tendre aventure.

*

Alors oui, c’est pour les enfants. A partir de 9 ans et jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est drôlement bien écrit. Et cette quête de qui on est, elle ne s’arrête jamais. Alors je vous assure que vous pouvez le lire à tous les âges. Cà vous replongera peut-être dans vos souvenirs d’enfance quand il y avait toujours quelqu’un pour s’amuser avec vous.

Les chapitres sont très courts et toujours très drôles. Jacques est un poète aventurier, un frère au cœur tendre, un ami sur qui l’on peut compter. Sur le post-it laissé par l’éditeur, il est écrit que c’est « un récit émouvant, intelligent et drôle ». C’est ça. En plus il est pas hyper cher. Que demander de plus?

Rien. Je vais tout de même partager avec vous quelques mots dont je suis tombée amoureuse. Ils sont issus du chapitre 48 qui s’intitule « Pas de mot »:

On avait bien fait, parce que, si on réfléchit un peu, il faut bien avouer que le monde manque de mots. Par exemple, il n’existe pas de mot pour dire un carré de lumière que la lune dessine sur le sol.
Il n’y a pas non plus de mot pour décrire le moment où on droit présenter quelqu’un dont on vient d’oublier le prénom. Tout le monde a déjà éprouvé cette petite montée de panique et pourtant, il n’existe pas de mot pour la dire.
Il n’y en a pas non plus pour les messages secrets dans le potage aux nouilles lettres.
Pas plus que pour la première fois où l’on retourne pieds nus dans l’herbe après un long hiver.

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