Phobie douce

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Phobie Douce
John Corey Whaley
Editions Casterman
9782203122192 – 16€

Phobie douce

Résumé de l’éditeur:

De toute façon, Solomon n’avait jamais besoin de sortir de la maison. Il avait de la nourriture. Il avait de l’eau. Il pouvait voir les montagnes depuis la fenêtre de sa chambre. Ses parents étaient si occupés qu’il organisait sa vie à la maison à sa guise. Jason et Valérie Reed n’intervenaient pas, parce que finalement céder à leur fils était la seule solution pour qu’il aille mieux. À L’âge de seize ans, il n’avait pas quitté le domicile familial depuis trois années, deux mois et un jour. Il était pâle, assez souvent pieds nus, et allait plutôt bien.
*
A trois heures du matin, je finissais ce livre commencé trois heures plus tôt. Heureusement, je ne travaillais pas aujourd’hui. Et comme tous ces livres qui me transportent, il va m’être très difficile d’en parler de manière claire et concise.
En route donc pour les digressions.
J’aime Solomon. Agoraphobe et victime de terribles crises de panique, il est satisfait de sa vie. Du moins il l’était jusqu’à ce qu’une jeune fille de 17 ans débarque dans sa vie. Sol est très réaliste sur sa maladie. On ne s’apitoie pas. Pas de pitié pour Sol. Non, il nous bouleverse. Il est drôle, émouvant, courageux.
Lisa m’a un peu agacée. Elle a une grande estime d’elle-même. Elle sait ce qu’elle veut. Elle sait où aller. Et elle fera tout pour y parvenir. Oui, elle manipule les gens pour arriver à ses fins. Oui. Mais Lisa reste une jeune fille avec le cœur sur la main. On a envie de lui dire que souvent c’est tout de même bien fait pour elle. Mais après, on la consolera.
Et Clark est désarmant de franchise.
Clark est la pièce rapportée. Le copain de Lisa qui va vite devenir le meilleur ami de Solomon. Le jeune ado aime sa ville, aime sa vie et il a encore une année avant de décider ce qu’il veut faire plus tard. Il joue au water-polo, a des parents divorcés, une petite-amie vraiment jolie et il adore jouer aux jeux vidéos. Par contre ses amis l’ennuient.
Je kiffe les parents de Solomon. Clairement, je pense que tout le monde rêverait d’avoir des parents comme ça. Mais la mention spéciale est pour Joan sa grand-mère. Elle n’est pas forcément très présente mais à chaque fois qu’on la voit, je crois qu’on est aussi heureux que son petit-fils. C’est un tourbillon de vie, de joie.
Il y a plein d’amour dans ce roman. De l’amour familial. De l’amitié. De l’amour avec un a. Petit ou grand. Ce n’est pas dégoulinant. Ce n’est pas fleur bleue. Mais ça dépasse des lignes écrites.
Il est drôle aussi ce roman. Lisa, Sol et Clark forment un trio aussi improbable qu’étonnant. Chacun avec ses défauts. Chacun avec ses qualités. Mais malgré quelque agacement parfois, j’aurais voulu jouer une partie de Munchkin avec eux. (Et Clark est un fan de Community).
Tous ces personnages sont juste là pour aider Sol à quitter sa maison. A le faire se sentir mieux. A le faire renouer avec l’extérieur. Même si pour se faire, c’est l’extérieur qui doit se rendre à l’intérieur.
Ce livre alterne les points de vue de Sol et Lisa. La construction en alternance des points de vue le rend plutôt dynamique. Tous les personnages se baladent avec une aisance parfaite entre les chapitres et on avance. Toujours dans le ton le plus juste. Et c’est, pour moi, ce qui fait la force de ce livre.

Confession d’un ami imaginaire

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Confession d’un ami imaginaire
Michelle Cuevas
Edition Nathan.
9782092565872 – 13€95
Paru le 9 février 2017.

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C’est donc l’histoire de Jacques Papier qui vit une existence paisible avec ses parents, Fleur sa sœur et meilleure amie et François le teckel. Enfin « paisible », il se trouve qu’à l’école TOUT LE MONDE déteste Jacques Papier. Il n’est jamais choisi dans une équipe à la récré. La maîtresse ne l’interroge jamais même quand il est tout seul à lever la main. Et parfois, le bus lui ferme carrément la porte au nez avant de démarrer. Personne ne l’aime. Et il ne comprend pas bien pourquoi. Heureusement qu’il y a Fleur.

Mais tout de même, tout ça commence drôlement à le turlupiner jusqu’à ce qu’il prenne conscience que… Nonononon. Est-ce qu’il est vraiment un ami imaginaire? Est-ce que vraiment il n’existe pas? Notre jeune ami va alors sombrer dans une véritable crise existentielle. Ce qui est plutôt rigolo pour quelqu’un qui est imaginaire. mais « Imaginaire ou pas, on n’est invisible que si c’est ce qu’on croit. »

Jacques va donc partir à la recherche de qui il est vraiment. C’est parti pour une belle, chouette, drôle et tendre aventure.

*

Alors oui, c’est pour les enfants. A partir de 9 ans et jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est drôlement bien écrit. Et cette quête de qui on est, elle ne s’arrête jamais. Alors je vous assure que vous pouvez le lire à tous les âges. Cà vous replongera peut-être dans vos souvenirs d’enfance quand il y avait toujours quelqu’un pour s’amuser avec vous.

Les chapitres sont très courts et toujours très drôles. Jacques est un poète aventurier, un frère au cœur tendre, un ami sur qui l’on peut compter. Sur le post-it laissé par l’éditeur, il est écrit que c’est « un récit émouvant, intelligent et drôle ». C’est ça. En plus il est pas hyper cher. Que demander de plus?

Rien. Je vais tout de même partager avec vous quelques mots dont je suis tombée amoureuse. Ils sont issus du chapitre 48 qui s’intitule « Pas de mot »:

On avait bien fait, parce que, si on réfléchit un peu, il faut bien avouer que le monde manque de mots. Par exemple, il n’existe pas de mot pour dire un carré de lumière que la lune dessine sur le sol.
Il n’y a pas non plus de mot pour décrire le moment où on droit présenter quelqu’un dont on vient d’oublier le prénom. Tout le monde a déjà éprouvé cette petite montée de panique et pourtant, il n’existe pas de mot pour la dire.
Il n’y en a pas non plus pour les messages secrets dans le potage aux nouilles lettres.
Pas plus que pour la première fois où l’on retourne pieds nus dans l’herbe après un long hiver.

Les enfants les pires du monde

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Les enfants les pires du monde
David Walliams, Tony Ross
Collection Witty
Albin Michel Jeunesse
9782226392251 – 18€

Tous les enfants du monde – les grands, les petits, les vieux – devraient connaître ce fabuleux auteur qu’est David Walliams.
Ce livre-là est encore une merveille. Une merveille de beurk, de bêtises, de rigolades et de cradeusetées.
UN DÉLICE!
Et les jolies illustrations de Tony Ross viennent rendre les pires enfants du monde encore plusse pires.
10 enfants. 10 histoires.
Et le meilleur marchand de journaux du monde: ❤️ Raj ❤️.
C’est un nouveau titre dans la collection « Witty ». Et parole de moi, tous les titres sont fantastiques! Mais les David Walliams, c’est mes préférés!

Songe à la douceur

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Songe à la douceur
Clémentine Beauvais
Collection Exprim’
Editions Sarbacane
9782848659084 – 15€50

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C’est attendre le bon moment pour l’acheter. C’est le voir tous les jours sur les tables ados mais se garder ce plaisir pour les vacances.
C’est le lire, le chuchoter, rebondir, c’est savourer chaque mot chaque phrase chaque vers.
C’est le lire vite ou s’alanguir. C’est tourner la dernière page et avoir aussitôt envie de recommencer.
Songe à la douceur de Clémentine Beauvais aux éditions Sarbacane, c’est plus que de l’or, plus qu’un trésor.
C’est ce qui vous enveloppe, vous emporte, vous protège, vous achève. C’est une histoire d’amour, une histoire de temps. C’est l’adolescence, c’est devenir grand. C’est dix ans, un instant, beau moment.

Rêves en noir

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Rêves en noir
Jo Witek
Actes Sud Junior
9782330014896 – 14€50

Rêves en noir

Aveugle, l’héroïne ne perçoit qu’une chose du regard des autres sur elle : celui qui se focalise sur sa canne blanche. Et ça la révolte. Un soir alors qu’elle vient d’escalader les grilles d’un parc, elle entend que quelqu’un est passé à tabac.

A partir de là et jusque la fin, elle se mettra à faire des rêves en couleurs qui lui feront vivre une aventure bien singulière…

Non, elle ne pouvait pas tout faire comme les autres, elle était différente. Elle était handicapée, mais sa vie comme son identité ne se résumaient pas à son handicap. Il fallait qu’elle arrête de se sentir inférieure, il fallait que la colère cesse.

La décision

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La décision
Isabelle Pandazopoulos
Gallimard Jeunesse, « Pôle Fiction
9782070585496 – 5€70

La décision

C’est un roman bouleversant. Un roman toujours juste. Il naît d’un déni de grossesse. Et il traite de cette période après l’accouchement où il faut admettre l’existence de ce bébé et prendre une décision.

Voilà à quoi Louise, lycéenne, se retrouve confrontée quand un matin, elle accouche dans les toilettes de son lycée alors qu’elle le jure : jamais, jamais, elle n’a eu de relations sexuelles.

S’il est venu au monde, c’est qu’il l’a voulu avec acharnement et que ce désir là, son désir de vivre, il lui appartient, quoi qu’il advienne.

Silhouette

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Silhouette
Jean-Claude Mourlevat
Gallimard Jeunesse, « Pôle Fiction »
9782070582600 – 5€70

Silhouette

Dix nouvelles dont les chutes vous écorcheront. C’est souvent brutal et définitif. Dix histoires pavées de bonnes intentions qui se retournent contre celle ou celui qui les émet.

A lire, forcément !

Aux dix commandements de Dieu, il en avait ajouté un, le onzième : « Tu accorderas correctement le participe employé avec être et avoir », qu’il situait, dans sa hiérarchie personnelle, tout juste après le « Tu ne tueras point »

Ava, T.2

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Ava préfère se battre
Maïté Bernard
Syros
9782748513394 – 16€95

Ava préfère se battre

Ava est de retour chez son oncle pour les vacances. Elle doit être introduite comme consolateur. Oui mais voilà, les fantômes – enfin certains – ne sont pas d’accord et lui font savoir. Découragée, c’est son ami, le viking fantôme, qui lui fera reprendre courage et à leur montrer de quoi elle est capable.

Un roman agréable à lire et sont les personnages morts et vivants sont très attachants. On y parle surtout d’une jeune fille qui apprend à avoir confiance en elle et à s’affirmer.

La mort avait cela de cruel sur la vie qu’on pouvait décliner, descendre, mais on ne s’écroulait jamais, on ne disparaissait pas, aucun néant ne s’ouvrait dans lequel s’abîmer enfin avec ses peines.

Dans la série des Ava, il y a aussi:

  • T1. Ava préfère les fantômes
  • T.3 La mort préfère Ava
  • T.4 Ava préfère l’amour
  • T.5 Ava s’en va

Victoria rêve

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Victoria rêve
Timothée de Fombelle
Folio Junior
9782070655137 – 5€

Victoria rêve

Victoria est une jeune fille solitaire qui aime se plonger dans la lecture et son imaginaire. Un jour, il faut cependant bien se rendre à l’évidence : ses livres disparaissent.

Tout comme la vieille horloge.

Et en plus, son père se transforme en cowboy !

Que se passe-t-il ? N’est-ce qu’un rêve dicté par son imagination débordate ? Ou…

Il y avait seulement, à la hauteur de ses yeux, une longue étagère unique, remplie de livres, qui faisait le tour de la chambre. Cette ligne de livres, Victoria l’appelait l’horizon.

Dark Eyes

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Dark Eyes
William Richter
Albin Michel, collection « Wiz »
9782226242747 – 15€

Dark eyes

Wally vit dans la rue même si sa mère en est folle d’angoisse. Elle se voit un jour confier des documents laissés par sa mère biologique. Dès lors, elle n’aura de cesse de vouloir la rencontrer.

Un roman haletant mené d’une main de maître et qui n’est pas sans surprises !

Wally aussi éprouvait ce besoin, et maintenant plus que jamais. Elle avait toujours cru être l’enfant non désirée de parents qui s’étaient débarrassés d’elle. Or, la lettre était la preuve du contraire. La petite Valentina avait été chérie.
Un détail lui traversa l’esprit. Claire n’avait jamais expliqué le choix du prénom Wallis, mais à présent, cela semblait évident : Wally était le diminutif de Wallis, et Vally, celui de Valentina, en russe. Cela se prononçait presque pareil. Pour Claire, cela avait été un moyen de lui offrir une douce continuité entre son identité russe et son identité américaine, de lui épargner une transition trop brusque. Si minime fût-il, Wally appréciait ce geste de la part de sa mère adoptive. Elle savait que Claire l’aimait et avait tout fait pour qu’elle puisse s’adapter le mieux possible à une nouvelle culture.